Acide Abîmé (2006, Mathieu Goux)

Publié le par gouxmathieu.over-blog.fr

http://www.alexandrie.org/images/covers/acide_abime.png  Première publicité en ce qui concerne mes travaux d'auteur ; car avant d'être un blog me permettant de partager mes goûts et mes couleurs, cette tribune est avant tout un moyen pour moi de promouvoir mes écrits. Je ne poste ici que les textes qui, je le pense, en vaillent la peine : ce n'est donc pas un catalogue, mais plutôt une sélection. Si l'on fait une recherche "google" à mon nom sur Internet, l'on en trouvera sans doute d'autres. Non que j'en ai honte : juste que je les considère moins touchés, et surtout non représentatifs de mon style et de ma pensée actuelle.
 


  Ce recueil a été le second à avoir été composé de ma main, le premier à avoir été soumis au site d'édition libre Alexandrie.org (lien) avec lequel j'entretiens toujours de charmantes relations, en patientant de trouver un autre éditeur. Bien que je ne sois pas si actif que cela sur le site en lui-même, j'ai toujours droit à de charmants commentaires, et cela me fait entendu plaisir.
  Il faut noter par ailleurs que le manuscrit a été sélectionné en 2007 pour participer à un concours interne au site, concours que je n'ai pas, cette année-là tout du moins, remporté ; mais le fait est assez important à mes yeux pour être signalé.

  Ne soyons pas radins : voici donc la présentation, le lien pour télécharger le texte, et un avis de lecteur :

 - Page originale : http://www.alexandrie.org/resum.php?lid=186

 - Résumé :

  Pour faire plaisir à sa femme qui rêve d'avoir une photo de lui à vingt ans, un trentenaire débonnaire revient sur son passé et retrouve dans un carton des cahiers du temps de sa première année de faculté... des souvenirs lui reviennent pêle-mêle : la rentrée, la découverte des amphithéâtres, son premier amour. Les images, les points de vue et les opinions se succèdent et s’entrechoquent. Les personnages viennent et repartent, autant d'avatars complexes et de doubles mystiques ; bacheliers juste promus, vieux routiers de faculté, manifestants, tous se rencontrent, se croisent sans le savoir, participent à la grande vie de l'étude supérieure dans cette école de Lettres. Dix ans après, quelles leçons peut-on tirer de son passé ? (Sélection du Prix Alexandrie 2007)

  - Commentaire de Becdanlo (lecteur) :

  "Un bien curieux texte au premier abord. Est-ce la mise en page minimaliste, l’absence même de pagination ou l’étrangeté des sous–titres, on ne sait pas trop dans quel univers on débarque. Ca foisonne de tous les cotés : des considérations sur la vie étudiante à des passages pleins de délicatesse et de poésie.
   Si j’ai aimé ? La réponse est difficile tant j’ai été fasciné par la brillance de l’esprit de l’auteur, que j’imagine dans la vie réelle avoir milles idées à l’heure, mais ce qui m’a le plus charmé c’est sa découverte du "monde des sentiments".
   Un petit extrait du passage « Dans un coin paumé du pauvre Poitiers, il est un jeune bistrot, à la devanture embrouillée de rouge rouillée… ». On notera au passage les répétitions, ici voulues, mais tant combattues dans les ateliers d’écriture (sourire). Ici, la répétions est une force d’évocation !

  Et au fond du bar, semblant se complaire de la musique, il y a Elle. Elle est mignonne, et boit une tisane. Au tilleul et à la menthe, au sucre et citron, à la menthe et au tilleul. Elle est mignonne, et semble écouter ce qu’on lui dit, à moins que, par une malicieuse malice maligne, elle n’écoute sincèrement ce qu’Il lui dit.

  Parvenu au bout de la nuit…

  Ils voulaient rester toute la nuit, parcourir les rues et voir le matin se lever. Il verra l’aurore seul, Elle était fatiguée après cette soirée. « Ce n’est pas raisonnable » lui souffle-t-Elle après lui avoir demandé nonchalamment si Elle n’était qu’une ou une autre. Il la rassure sincèrement, dissimule quelques larmes qui perlent sur la joue glacée et anguleuse avant de se perdre dans sa bouche embrassée, « trop peu » murmure-t-Il, « trop peu ». Il la voit remonter et tourne les talons. Il a encore son parfum sur son bras.

  L’aurore ne lui a jamais paru aussi proche et aussi loin.

  Un très beau passage !"

  - Pour télécharger l'ouvrage, cliquez sur l'image ci-dessous :

 

http://www.alexandrie.org/images/coversBig/acide_abime.png

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Mathieu 29/03/2010 10:14


Le lien menant au texte a été corrigé. Merci de ton observation Alice ;)


alice 19/03/2010 13:01


Mathieu, j'essaie de télécharger "Acide abîmé", mais le fichier est vide !
c'est peut-être moi je ne sais pas ?


Mathieu 20/03/2010 19:43


Je t'ai envoyé le fichier par Mail, et j'essaie de voir avec Alexandrie pour résoudre ce problème que je rencontre également.