Traveling Wilburys Vol.1 (1988, Traveling Wilburys)

Publié le par MathieuGoux

   Il me surprend toujours de découvrir bien tard des choses qui ont connu pourtant un succès démentiel en leur temps, et qui ne sont pas obscures ou cachées ; tout au plus, et peut-être, sont-elles moins citées que d'autres. Traveling Wilburys devait nécessairement me plaire ; et il me plaît effectivement.

 

   La notion de "supergroupe" m'a toujours intrigué, je l'ai toujours trouvé fascinante. Des artistes se réunissent, le temps d'une soirée ou plus longtemps, pour former une nouvelle composition, en additionnant le talent et l'esprit de chacun. Ces collaborations, je le présume, existent dans tous les arts : je ne donnerai que Chrono Trigger comme exemple pour le jeu vidéo, mais il me semble que le terme même de supergroup ne s'applique guère qu'à la musique, pour une raison que j'ignore.

   On connaît sans doute Cream, je connaissais évidemment les Guns'n Roses. Mais jusqu'à il y a deux ou trois mois de ça, et par le plus complet des hasards, je rencontrais Traveling Wilburys. Pourtant, j'écoute Bob Dylan ; pourtant, Tom Petty n'est jamais bien loin ; et que dire de George Harrison, Jeff Lynne ou Roy Orbison. Mais c'est ainsi.

   Peut-être, sans doute, ce qui m'a laissé dans l'ombre, c'est le destin rapidement noué de cette composition. Les agendas étaient souvent incompatibles, et la mort vint rapidement frapper plusieurs de leurs membres. Les étoiles s'étaient alignées une seule fois, et ne revinrent plus jamais en conjonction. C'est dommage ; mais ce que l'on eut fut glorieux.

   Si on cite le plus souvent "Handle with Care" comme leur plus grand succès, je retiens davantage, ici, "Tweeter and the Monkey Man", une ballade franchement belle, rythmée et tragique, qui relève d'inspirations tellement nombreuses, entre le rock'n roll et le folk, qu'on découvre toujours du neuf au gré des écoutes. J'y vais d'ailleurs, ne m'attendez pas : il y a encore bien des choses à trouver.

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