Loom (1990, Lucas Arts)

Publié le par GouxMathieu

http://gouxmathieu.free.fr/RessourceImages/Loomico.jpg  J'aime énormément les jeux dits de "point'n click". Pour le profane, disons simplement qu'il ne s'agit là en réalité que de jeux d'aventures se déroulant exclusivement à la souris : le joueur sélectionne à l'écran objets et directions, actions parfois, et le personnage de s'exécuter. La majorité de ces titres mettent l'accent sur l'histoire et sur l'ambiance : et Loom ne fera pas exception à cette règle.

 

  Dans un univers à la temporalité et la géographie mal définies, l'univers est scindé en deux mondes : le monde des vivants, que l'on croit être l'image sur une tapisserie, et le monde des morts, ce qui se situe derrière ce motif. Des guildes, associations ancestrales d'êtres aux pouvoirs fabuleux, se partagent les continents. Leur nombre est infini, même si le jeu ne nous en présente que quelques unes : la guilde des bergers, élevant des moutons et possédant l'art de l'invisibilité ; la guilde des verriers, grands créateurs de vitraux, possédant de nombreuses reliques en cristal et notamment de ces sphères capables de lire l'avenir ; la guilde des forgerons, capables de créer des armes dont la puissance rivalise avec le divin ; enfin, la guilde à laquelle appartient le héros, Bobbin, la guilde des tisserands, dont les habits sont les plus beaux de la planète.

  À l'aube du dix-septième anniversaire de ce dernier, le voilà appelé par les sages au sanctuaire, peut-être pour être introduit au noble art du tissage. Car les magiciens de cette guilde peuvent parler et lire dans le "Loom", un gigantesque métier à tisser qui créa, dit-on, l'univers entier. Seulement, un évènement imprévu de survenir, et son clan d'être changé en cygnes... À lui de lever le voile sur cette grande affaire.

  Le jeu désarçonne les habitués, amateurs des Monkey Island et autres Sam & Max hit the road!. L'interface est limitée ; point d'objets à ramasser ; pas de lignes de dialogue à sélectionner. L'essence du jeu tient en l'utilisation d'une quenouille enchantée, capable de lancer de nombreux sorts composés de notes de musique. Il appartient au joueur d'annoter ces partitions, car elles lui seront utiles le long de l'aventure.

  Quand bien même le jeu semble court et d'une relative facilité, il reste une grande expérience vidéoludique. La bande sonore, empruntant ses sonorités au Lac des Cygnes de Tchaïkovski, nous transporte dans un autre univers, et les décors, somptueux, jouent constamment sur l'effet de relief et la lumière, autre composante, en marge du son, importante du titre.

  Il convient de dire également que deux suites avaient été planifiées, mais ne virent jamais le jour. Cela se ressent en cours de partie, tant certains événements restent sans explications, que l'univers appelle à être étendu.

  Mais cela ne restera que dans l'univers des possibles : et le rêve qui s'ensuit après avoir joué à Loom appartient encore au métier à tisser de légende...

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