Super Mario 64 (1996, Nintendo)

Publié le par GouxMathieu

http://gouxmathieu.free.fr/RessourceImages/SM64ico.jpg   Ce ne sera bientôt plus un secret pour personne : j'aime les jeux vidéos. Depuis tout petit, avant même de commencer à lire, ou conjointement à cet apprentissage, j'avais une manette dans les mains.  Cette année-ci, venais-je d'avoir dix ans, je découvris avec malice Super Mario 64. Il ne s'en sera fallu que de quelques jours pour qu'invariablement, mais déjà je le savais, il ne devienne un de mes titres préférés.

   Ce que je retiendrai davantage encore, c'est moins la beauté graphique du titre, très impressionnante pour l'époque, que l'incroyable sensation de liberté qui s'en dégage, uniquement battue en brèche par The Legend of Zelda: Ocarina of Time. Tandis que les titres suivants tendront à restreindre le champ d'activité du joueur, cet épisode-ci, plus que tous les autres, semble permettre à tout un chacun de  aire ce que bon lui semble. Certes, ci et là, des zones fort vides ; mais toujours, souvent, un indice, une curiosité, quelque chose à voir, quelque chose à faire.

   Un Animal Crossing avant l'heure ? C'est vrai que de temps à autres, dans le "Monde Grand-Petit", dans le jardin à l'extérieur du château ou dans le château de la Princesse elle-même, on peine parfois à se souvenir qu'une belle est en danger, et qu'il faut réunir certaines conditions pour affronter son délicieux geôlier. Mais chasser les papillons, leur courir après, bondir se raffraîchir dans ce proche étang ou grimper au moindre arbre occupe bien plus que toutes les missions, aussi simple soient-elles.

   Il y a quelque chose de sournois dans ce jeu en vérité, quelque chose que l'on aura quelque peu perdu et qui reste, pourtant nécessaire : une histoire qui se murmure. Celle-ci ne se fait jamais pesante : tout est toujours calculée par avance, on ne peut lutter contre. Point de cinématiques, de longs dialogues à écouter, de plans caméras sensationnels. On nous pose "là", au milieu d'un néant fleuri ou au contraire meurtri de lave et de rochers. Un indice, tout au plus, sur ce que l'on doit faire, souvent insuffisant, toujours mystérieux. Et vogue la galère.

   Les parcours sont de temps à autres scriptés ; tel élément du monde, jadis accessible, est à présent condamné pour ne pas prendre une mauvaise piste. Des ennemis apparaissent, l'architecture du monde  se modifie sensiblement, parfois un pan entier que l'on croyait perdu se dévoile, et le niveau double de superficie. J'y rejoue encore de temps à autre, je me prends une bouffée d'air frais. J'explore autant que faire se peut. Et diable, quand il fait morose et qu'il pleut averse, que les jambes sont meurtries, un peu de soleil, même informatisé, ne fait guère de mal.

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