Tron: Legacy (2010, Daft Punk)
J'ai une amitié toute particulière pour les Daft Punk. Depuis la découverte de leur album Discovery, je suis un fan de leurs compositions, des mondes étranges qu'ils dépeignent et de leurs costumes. Contrairement à ce que le titre de ce billet tend à montrer, je ne vais en effet pas parler ici du film Tron: Legacy dont la médiocrité m'a profondément déçu, moi qui reste un charmant admirateur du film original ; mais bien de la musique l'accompagnant.
Le groupe français a en effet réussi ce tour de force de faire mieux que les réalisateurs ; à se demander si, pour réaliser cet album, ils ne s'inspirèrent pas davantage de l'original que du remake, de ses rebondissements prévisibles, de ses dialogues imbéciles, de ses acteurs minables (à l'exception de Jeff Bridges, qui est très convaincant dans son interprétation du Dude de The Big Lebowski, et non, malheureusement, je ne me trompe pas de film). Il en ressort un disque des plus touchés, qui parvient même à voler la vedette aux images.
Il est vrai qu'avec leurs casques bigarrés et leurs sons oscillant volontiers vers le disco (il suffit d'écouter l'album Discovery qui peut se comprendre, ô magie de l'anagramme, Disco Very) ils semblaient les plus amènes à élaborer cette bande originale, étant eux-mêmes proches, dans l'esprit, la musique et l'apparence, de ces fameux programmes que l'on voit agir sur l'écran.

Cela peut surprendre les amateurs, et je les comprends, des One More Time, des Something about us ou encore des Prime Time of Your Life, mais aucune parole, aucun mot ne viendra troubler le calme et le paisible de ces pistes dont les sonorités particulières nous renvoient presque trente ans en arrière. Que l'on ne s'y trompe : la composition est suffisamment riche pour ne pas la confondre avec de la pompe ; et si influence il y a là, elle tire plus du côté de l'hommage que de la copie... on reste plus proche de Maurice Jarre que de Jean-Michel. Peut-être, ce sera là mon seul bémol quant à cette bande originale, c'est précisément son statut de commande qui pourrait faire craindre que par endroits, et puisqu'il fallait que la musique accompagne une action molle, le talent créateur ne fut réfréné.
Paradoxalement, ce qui pouvait être un défaut deviendra rapidement une qualité : car au son de ces mélodies si particulières, je ne "revis" pas le film comme certains diraient, mais je le "refais", c'est-à-dire que j'écris ce qu'aurait dû être l'événement cinématographique de l'année pour tous les fans de science-fiction qui voulaient faire découvrir à leurs jeunes enfants les magies qu'ils connurent, alors qu'ils n'avaient que huit ou dix ans.
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Wyrd Sisters (1988, Terry Pratchett)
Inscryption (2021, Daniel Mullins Games)
Orgazmo (1997, Trey Parker)
Fluide Glacial (1975 - en cours, AUDIE)
A Few of my favorite things (5)
Jacquou le Croquant (1899, Eugène Le Roy)
Donkey Kong Country 3: Dixie Kong's Double Trouble! (1996, RareWare)
Les Guignols de l'Info (1988-2018, Alain De Greef & Alain Duverne, auteurs divers)
Kador (1978-1982, Binet)
Little Shop of Horrors (1982, H. Ashman & A. Menken)
Le Petit Chose (1868, Alphonse Daudet)
The Legend of Zelda: Link's Awakening (1993, Nintendo)
Columbo (1968-2003, Richard Levinson & William Link)
Cédric (1986 - en cours, Cauvin & Laudec)
Des nouvelles (février 2026)
Renaud cante el' Nord (1993, Renaud)
The Bizarre World of Fake Video Games (2025, Super Eyepatch Wolf)
Hades II (2025, Supergiant Games)
Evil Dead 2: Dead by Dawn (1987, Sam Raimi)
Walking Dead (2005-2020, Robert Kirkman et al.)
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