Evil Dead 2: Dead by Dawn (1987, Sam Raimi)

Publié le par MathieuGoux

   C'était récemment la saison de l'horreur, Halloween et le reste ; et nous en profitons pour regarder des films d'épouvante, c'est là une tradition que j'aime bien, c'est peut-être même ma préférée de toutes. J'ai pu ainsi faire découvrir ce classique à mon épouse, et on a encore bien rigolé.

 

 

   Evil Dead 2 est sans doute particulièrement connu, tant des amateurs et amatrices du genre que des autres. Ash, sa tronçonneuse visée au moignon, son "Groovy" ; l'hémoglobine en hectolitres, le maquillage très impressionnant pour son temps, et tout le reste. Je dois regarder le film tous les cinq ans, à peu près ; je me refais alors la trilogie originale, et je passe toujours un moment extraordinaire.

   Il est vrai qu'en matière de films d'horreur, comme j'ai eu l'occasion de le dire, j'aime leurs métaphores, la façon qu'ils ont d'interroger la société et ses angoisses, ses peurs. Mais j'aime aussi, dans le genre, l'extraordinairement grotesque, le guignol, le fantasme fascinant : et de loin, Evil Dead 2 est sans doute le meilleur.

   Le film apparaît presque comme dans un rêve, avec son statut ambigu de suite ou de remake étrange, les événements du premier film ayant été rejoués, et réécrits, suite à d'obscures questions de droits d'exploitation. Tout ce prologue, contenu et efficace, n'est pas loin de nous faire douter de nos premiers souvenirs : et si, tout comme Ash hallucine et entend des voix et des ombres, tout cela n'était-il qu'un songe de notre part ?

   On se débarrasse cependant assez vite de ces questions, on ne voudrait sans doute pas passer pour un intello : ce qui importe surtout, c'est la violence, la découpe dans le vif, la nouvelle surprise qui arrivera bientôt. Le rythme enlevé, je m'en suis rendu compte, rend les moments de calme bizarres, comme lambins, inopinés. La rançon de la gloire, sans doute : quand le rideau tombe, on attend toujours le bis, puis le ter, puis le reste.

 

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