Mimic (1997, Guillermo del Toro)
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Les services de vidéo à la demande, omniprésents aujourd'hui, sont d'un confort extraordinaire, tant et si bien qu'il m'est difficile de revenir en arrière à présent. Cependant, ils réduisent le rôle du hasard et de la chance, des découvertes nuitamment faites qui peuvent influencer votre vie.
Mimic est sans doute de cette famille. Son souvenir avait totalement disparu de mon crâne, jusqu'à ce qu'une vidéo de Mr. Bobine ne réactive des choses oubliées depuis l'enfance. J'avais vu le film à sa sortie ou presque, je pense, sur Canal + ; c'était une soirée consacrée aux insectes, et il y avait avec ça Starship Troopers. On avait enregistré les deux, à la suite, sur la même VHS ; et même si je regardais davantage le second, comme déjà Verhoeven, sans le savoir, devenait mon réalisateur favori, je mettais souvent Mimic sans connaître, à l'époque, del Toro.
L'ambiance du film, surtout, me happait. Ces égouts sombres et humides, dégoulinants, ces obscurités poisseuses m'avaient fortement impressionné. Ce sont des ambiances que je retrouve parfois, dans Dark Souls ou Alien, et elles m'inquiètent autant qu'elles me fascinent, comme s'il y avait là une part perdue de ma psyché que je ne comprenais pas encore totalement, mais qui m'effraie toujours un peu.
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J'ai depuis appris la genèse très particulière, voire douloureuse du film et effectivement, le résultat final d'être bizarrement fait, les moments de bravoure coexistant avec d'autres bizarres, des choses qui ne fonctionnent pas, des messages parfois incompréhensibles. Il a le look pour lui, en revanche. Des scènes me restent en tête, comme ce garçon, fils d'un cordonnier, capable de deviner d'un coup d'œil votre pointure et qui, en voyant passer ces insectes anthropoïdes, s'exclame "drôle de chaussures !" , ou encore cette révélation, quand les deux moitiés de la face de l'insecte prennent la forme d'un visage.
Sans doute, et c'est ce qui à l'époque me dérangeait assez, je ne parvenais pas à comprendre totalement ce que le film voulait me dire, ni même s'il voulait me dire quelque chose. Ce n'est même pas que je me trompais de sens, cela arrive parfois ; mais que rien ne faisait sens. Je ressortais toujours de la séance un peu déstabilisé, voire désabusé, et même si le look était là, le reste ne tenait pas suffisamment pour me retenir.
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Mais c'est bizarre, finalement ; car des films meilleurs, j'en ai vus sans doute, mais j'en ai aussi oubliés beaucoup. Aucune réplique, aucune scène, rien ne m'accompagne alors que je sais, pertinemment, les avoir appréciés. En revanche, Mimic, que je ne classerais pas même dans une liste de mes 15, 20, 50 meilleurs films ; j'ai gardé quelque chose de celui-là. En y repensant, je me dis que c'est identique, d'ailleurs, pour The Shape of Water. Le film a été maintes fois récompensé, il est sans doute brillant, mais il n'a pas marché totalement avec moi : et malgré ça, je le retiens pourtant.
C'est une belle chose, je trouve, que les œuvres d'art. Certains s'impriment comme ces anciens papiers photographiques, ils mettent du temps à se développer, leur image et leur forme apparaissent lentement, sur des années peut-être, dans la chambre rouge du développement de notre cœur. Le premier choc ne suffit pas et puis, trente ans après, on ne peut plus voir que ça. Quelle curiosité !
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Inscryption (2021, Daniel Mullins Games)
Orgazmo (1997, Trey Parker)
Fluide Glacial (1975 - en cours, AUDIE)
A Few of my favorite things (5)
Jacquou le Croquant (1899, Eugène Le Roy)
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Les Guignols de l'Info (1988-2018, Alain De Greef & Alain Duverne, auteurs divers)
Kador (1978-1982, Binet)
Little Shop of Horrors (1982, H. Ashman & A. Menken)
Le Petit Chose (1868, Alphonse Daudet)
The Legend of Zelda: Link's Awakening (1993, Nintendo)
Columbo (1968-2003, Richard Levinson & William Link)
Cédric (1986 - en cours, Cauvin & Laudec)
Des nouvelles (février 2026)
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