Warcraft III: Reign of Chaos (2002, Blizzard Entertainment)

Publié le par GouxMathieu

  Les jeux de stratégie en temps réel, ou RTS ne font pas spécialement partie de mes genres de jeux favoris. Je leur préfère volontiers les jeux en tour par tour, à l'instar de Civilization dont je reparlerai tôt ou tard je pense ; j'ai en effet du mal à élaborer des stratégies sur l'instant, et préfère avoir une vision à long terme. Il est connu, du reste, que ces jeux nécessitent beaucoup de réflexes : en témoignent ces joueurs coréens qui parviennent à réaliser plus de dix actions par secondes à l'aide du clavier et de la souris... et cela me reste inaccessible.

 

  Pourtant, j'ai un faible particulier pour Warcraft III. L'univers, pourtant, ne m'attire plus comme il m'avait su m'attirer à l'époque : je lui trouve un je-ne-sais-quoi de trop polissé, de trop "net", qui manque peut-être un peu de caractère malgré l'histoire du mode campagne qui vaut son pesant de liards. Je crois que ce qui m'attire, définitivement, dans ce jeu, c'est son équilibre particulièrement bien trouvé.

  Chaque race possède en effet ses forces et ses faiblesses, qu'il convient de connaître par avance pour les compenser ; et chaque unité, prise individuellement, a ses propres spécificités qu'il vaut maîtriser pour espérer gagner une partie.

  Si bien que bien qu'un joueur possédant de meilleurs réflexes pourra prendre le pas sur un autre, plus lent, la partie n'est pas jouée pour autant : car la fabrication d'une unité spécifique, la faculté d'adaptation, la stratégie tant à long qu'à court terme pèsent tout autant dans la balance, voire plus encore.

  Pour être honnête, Warcraft III ne fait pas partie de ces jeux pour lesquels je peux me déclarer "bon". J'ai mille peines à terminer le mode campagne en difficulté "normale" (rien que les missions de la première race me sont inaccessibles en mode "difficile"), et je n'ai que trop rarement gagné des parties face à un adversaire humain. Pourtant, je persiste à y revenir : non pour m'améliorer, mais pour le pur bonheur de construire des bâtiments, former des unités, les envoyer batailler ci et là même si je sais que le combat est perdu d'avance. Oh ! Bien entendu, à force de pratiquer, comme dans n'importe quel domaine, je parviens à gagner quelques galons : mais ce ne sont là que quelques pas effectués sur une route qui demanderait à être arpentée motorisé.

  J'y reviens donc, de temps à autres, sans réellement y penser, quand j'en sens le besoin ; j'y joue pendant deux ou trois semaines, des parties d'une à deux heures, de quoi faire une mission ou un combat vs, et je m'en lasse. Mais je sais que quelques mois, voire années plus tard, je réinstallerai le programme, reprendrai mes dernières sauvegardes et reprendrai ma dernière partie, comme si de rien ne s'était passé. Je juge les jeux vidéos, et les "bons" jeux vidéo de cette façon ; et outre, bien entendu, les nombreuses qualités connues et reconnues de ce titre, c'est, selon mes critères personnels, ce qui m'invite à dire qu'il s'agit d'un excellent jeu.

 

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