Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 11:33

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/b/b8/Yotsuba-and-clover.jpg  Dans mon premier billet consacré à un manga, le bien-nommé  Dragon Ball, j'avais fait un véritable plaidoyer pour la naïveté que je croyais y deviner. Mais s'il est un manga qui érige ce principe à son paroxysme, le fait avec bonne humeur et l'assume jusqu'au bout des ongles, c'est bel et bien Yotsuba&!


 

  La figure de Yotsuba, la petite fille de cinq ans héroïne de ces aventures, a connu une célébrité relative car fermement associé au forum d'images 4chan dont les frasques défraient la chronique ci et là. Curieux mélange qui en appelle au grotesque et qui associe le mignon incarné et la perversité malsaine des inconnus de l'Internet... mais je parlerai peut-être de 4chan plus tard, aussi je ne fais que glisser cette remarque sans aller plus loin.

L'histoire de Yotsuba est confondante de simplicité. Avec son père, elle aménage dans la banlieue d'une petite ville et s'acoquine avec les voisins, un couple vivant avec leurs trois filles. Ensemble, elles vont se balader, explorer les parcs ou les squares alentour, regarder la pluie tomber ou les chats visiter le quartier.

 

  Et c'est tout.

 

 

http://images.wikia.com/azumanga/images/1/18/Kowai_with_Yotsuba.jpg

 

  Il est vrai que cela est un peu court : c'est que ce ne sont pas les "aventures" en elles-mêmes qui méritent le détour, mais bel et bien la façon dont elles sont vécues par Yotsuba. Comme on peut se l'imaginer, elle s'étonne de tout et aborde toute situation avec bienveillance : vide de connaissance, elle a tout à apprendre et tout à comprendre, surtout. L'été, le vélo, le bricolage, les raisins, le réchauffement climatique... n'importe quel sujet est source d'interrogation, de "comment" et de "pourquoi". C'est d'ailleurs ce pourquoi le nom de Yotsuba est associé d'une perluète, car elle va faire le trait d'union entre la petite fille et un élément du monde qu'elle cherche à appréhender : Yotsuba & le téléphone, Yotsuba & la ferme, etc. Chaque histoire possède son début et sa fin, bien que les chapitres reviennent régulièrement sur des choses passées, et toute une galaxie de personnages évolue autour de la petite fille : son père, tout d'abord, seul repère familial - on apprendra qu'elle a été adoptée -, les amis de ce dernier (tel Jumbo, un colosse qui exerce la profession de fleuriste), les voisins, bien évidemment, et d'autres passants, plus ou moins récurrents, comme "Barbe-qui-pique", vendeur de vélos de son état.

  Jour après jour, saison après saison à la façon d'un haïku, l'on découvre la petite fille percuter, plutôt que rencontrer, ces personnes et ces lieux, et ses préoccupations sont celles d'une gamine de son âge : le jeu, toujours, tout le temps, les bonbons, les glaces, la nourriture en règle générale, le dessin... 


   Et c'est tout.

 

 

http://images.wikia.com/yotsubaand/images/3/32/000000000.jpg

 

  Et pourtant, Yotsuba&! est un des seuls mangas, et l'une des seules bandes dessinées en règle générale, à me faire pleurer de joie, à me faire rire aux larmes, à m'émouvoir. À quoi cela est-il dû ?

  Il y a un peu de Totoro dans ce manga, un instantané de tranches de vie, le même plaisir que l'on peut trouver dans Boule et Bill, par exemple ; c'est la façon dont le trait, dont la case, épouse parfaitement une lumière, un courant d'air, un robinet qui goutte. C'est la grandeur du quotidien, sa poésie ; mais contrairement à ce que l'on entend aujourd'hui, notamment dans la bouche de certains paroliers, cette "vie de tous les jours" n'est pas belle car elle est insignifiante, elle est insignifiante parce qu'elle est belle. Le travail du poète, faut-il le rappeler, n'est pas de rendre beau ce qui ne l'est pas, autrement dit ce n'est pas une œuvre de transformation, mais bien de faire ressurgir la beauté terrée dans ce qui nous entoure : c'est une œuvre de transcendance.

 

  La beauté, on peut résumer la chose ainsi, ne doit pas être utilisée à des fins politiques, mais elle est sa propre fin. Là où certains veulent l'utiliser comme un levier de reconnaissance ou d'orgueil, une façon de dire à tous qu'ils ont un œil plus aiguisé que les autres, Yotsuba&! me semble travailler différemment : et par honnêteté, reconnait qu'il y a de la magie partout, chose que martèle Watterson dans Calvin et Hobbes, mais qu'il faut de la patience, du silence et les yeux d'un enfant pour la retrouver. La beauté ne doit pas être créée, mais être inventée, c'est-à-dire trouvée par la force créatrice.

  Quand Yotsuba sourit, quand ses yeux grandissent, quand ses lèvres se pincent, son travail commence et, un pied dans ce "paradis de l'enfance", celui-là même que Baudelaire célèbre, un pied dans le monde des adultes, dans ce clair-obscur que j'admire, Yotsuba démêle, comprend, devance, s'émerveille, construit.

 

Ce n'est pas tout.

 

 

http://www.manga-news.com/public/Dossiers%20manga%203/doss_yotsuba_36.jpg

 

  Yotsuba&! n'est pas qu'un "manifeste poétique", même si mes réflexes universitaires me poussent immédiatement vers cette interprétation, c'est aussi un récit épuré, sans ambages, qui fait la part belle aux paysages et aux silences. L'on ne compte plus les pages où rien ne bouge, si ce n'est un nouvelle bulle ou une tête qui se tourne, un oiseau qui s'envole ; et ce décalage, que l'on se représente on ne peut mieux, est une idée absolument prodigieuse, certes parfois reprise avec abus, mais qui produit toujours son petit effet.

  Yotsuba&!, c'est aussi la personnalité formidable de ses héros, de la petite fille mais aussi de ses voisines et de son père, de ses collègues. Ce ne sont pas vraiment des adultes, même s'il leur arrive, au père notamment, de remonter les bretelles de cette gamine extravertie et insouciante ; progressivement, ils vont être contaminés par Yotsuba, par son regard, par ses réflexions, retomber en enfance peut-on dire. Comme le dira l'une des voisines, "Des comme ça, cela faisait longtemps que je n'en avais pas vu".

 

   J'aurai pu dire la même chose. Et ça fait du bien.   

 

 

http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/6f3f3d7d37a72c859ce60077932e63a1149a491d.jpg

Par GouxMathieu - Publié dans : Bandes Dessinées et braqueurs de banques
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 13:10

http://download.gameblog.fr/images/blogs/5413/30898.jpg  Je ne suis pas un grand fanatique des jeux de stratégie, qu'ils soient au tour par tour ou en temps réel. Même si j'ai pu parler ici de Warcraft III, j'indiquais en incipit mon désamour pour ce genre qui a ses fanatiques et ses admirateurs. Pourtant, il en est un qui, par son univers, son ambiance et son parti-pris, a failli me réconcilier définitivement avec ce genre majeur du média, Pikmin.

 

 

  L'histoire de Pikmin se situe dans un monde qui n'est pas réellement le nôtre, à une époque qui n'est pas réellement la nôtre. Venu d'une lointaine étoile, un cosmonaute extraterrestre du nom d'Olimar doit se poser en détresse sur une planète inconnue du fait d'une avarie technique. Malheureusement, l'atterrisage se fait avec pertes et fracas, et même si Olimar parvient à s'en tirer sain et sauf, ce n'est pas le cas de son vaisseau dont les pièces ont été éparpillées aux quatre vents. Bien qu'il puisse voleter légèrement sur un périmètre limité, il lui est impossible de repartir dans l'espace et, plus grave encore, l'atmosphère de la planète lui est toxique : il n'a qu'une trentaine de jours pour retrouver les pièces les plus importantes de sa machine, et éventuellement les autres, plus accessoires mais qui augmenteraient son confort de vol, avant d'affronter une mort certaine.

  Tandis qu'Olimar cherche une solution à son épineux problème, il fait la rencontre de créatures étranges, les pikmins. Espèces vivantes à la croisée des animaux et des végétaux, ils naissent magiquement grâce à des oignons de couleurs une fois qu'ils ont été nourris. Ces petites bestioles deviennent alors des serviteurs zélés aux ordres d'Olimar, qui va pouvoir alors les utiliser pour explorer son environnement, combattre les menaces potentielles et, surtout, récupérer les morceaux de son vaisseau. Si seul un pikmin est faible, en nombre, rien ne les arrête : et à la tête de cette armée formidable, Olimar va devoir lutter contre le temps qui court inexorablement dans l'espoir fou de repartir de cette planète étrange.


 

http://image.jeuxvideo.com/images/wi/n/o/nouvelle-facon-de-jouer-pikmin-wii-052.jpg

 

  Par certains aspects, Pikmin peut être considéré comme un jeu de stratégie "allégé" : les commandes sont simples, il y a peu de ressources à gérer, les zones restent assez limitées. Cependant, les développeurs n'ont pas non plus oublier d'inclure un peu de difficulté dans ce titre, notamment en créant trois catégories de pikmins : les rouges, les plus puissants et résistant au feu, les jaunes, qui peuvent être lancés haut et loin et résistants à l'électricité, et les bleus, les plus faibles de tous mais seuls capables de survivre en terrain aquatique, normalement mortel pour les autres créatures.

  Ces caractéristiques vont devoir être exploitées afin d'explorer les différents niveaux, garnis de pièges en tous genres : geysers enflammés, plantes électriques, mares profondes. Et, surtout, la faune particulièrement agressive prendra un malin plaisir d'aller au contact afin de réduire les effectifs, car ils sont tous particulièrement friands des pikmins. Ces créatures sont pour le moins étranges : des insectes géants, des scarabées volants, des têtes d'oiseau surgissant de terre comme des taupes. Brutalement, le joueur comprend alors l'astuce : ce ne sont pas ces créatures qui sont énormes, mais bien les personnages qui sont minuscules.


 

http://www.micromania.fr/zooms/Game_Cube/pikmin/pikmin04.jpg

 

  L'univers de Pikmin, qui était jusqu'à présent qu'un prétexte à un jeu de stratégie mignonnet, se teinte alors d'une légère préoccupation écologique : et de l'aveu même du créateur, Shigeru Miyamoto, la Terre du jeu est bien la nôtre, mais une Terre vidée de l'existence de l'homme et sur laquelle la nature a repris ses droits, et a tout envahi. Si les traces de cette civilisation passée sont très faibles ici, elles seront beaucoup plus présentes dans sa suite, Pikmin 2, mais l'arrière-plan est bel et bien là : Pikmin devient le délire imaginatif et uchronique d'une planète ou l'Homme a miraculeusement disparu, naturellement ou de sa propre main, et où la vie a repris tous ses droits.

  Le fait, également, de choisir de faire prendre place l'aventure dans un univers gigantesque renvoie à une toute une mythologie bien connue, le monde de Lilliput et consorts, où le moindre obstacle, insignifiant pour nous, devient une barrière infranchissable : une brindille fait office de pont, une flaque devient un océan ; et toute cette faune, nombreuse, des fauves affamés prompts à sortir mandibules et pattes pour saisir la pitance qui leur est servi.


 

http://images.wikia.com/pikmin/images/c/c6/Normal_34_Pikmin2_GCN_screen22.jpg

 

  D'un point de vue gameplay, cet univers est rendu par la multitude de personnages à contrôler, car c'est au maximum cent pikmins qui suivent religieusement Olimar. Il faudra alors apprendre, pour lutter contre les jours qui défilent et, du reste, rentrer la nuit venue car les pikmins ne peuvent survivre sans la lumière du soleil, à déléguer et répartir les tâches, diviser ses équipes pour en envoyer une construire un pont, l'autre détruire une barrière de bois, la troisième ramener de la nourriture ou une pièce de vaisseau à la base, la dernière affronter une créature gargantuesque.

  En définitive, il faudra beaucoup de courage, de jugeotte et d'audace pour finir ce jeu. S'il est relativement facile de réunir les pièces nécessaires pour qu'Olimar quitte la planète, il faudra bien plus d'intelligence pour toutes les récupérer et parvenir, victoire ultime, à ramener avec soi les pikmins et leurs oignons sur la planète natale du cosmonaute. Quant à celui qui n'y serait pas parvenu, il n'aura d'autres choix de voir Olimar devenir lui-même un pikmin et affronter les dangers qu'il observait alors de loin, curieux retour de bâtons et punitions de celui qui n'aura su être un chef légitime.


 

http://i.ytimg.com/vi/M_VUgdiDO_M/0.jpg

 

  Pikmin semble faire l'éloge ou, tout du moins, semble appuyer la philosophie du "guide", de l'être éclairé qui, car civilisé, est apte à diriger les servants et les êtres inférieurs pour l'aider dans sa quête. Il y a sans doute un peu de cela, ici ; mais cette troisième fin, la "mauvaise" peut-on dire, de rappeler que, comme le disait La Boétie, "ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux" : et le peuple de pouvoir se relever pour le ramener à sa condition. Olimar, tout aussi petit que les pikmins, est tout aussi vulnérable à ce monde qu'il explore.

  De là, il s'agit davantage d'un rapport de bonne intelligence, plutôt qu'un rapport de domination : Olimar apporte l'aspect logistique, la direction globale à prendre pour que l'entreprise complexe réussisse, les pikmins apportent le travail, le labeur, permettant à cette mission de s'accomplir. Si l'un des deux échoue, le groupe entier échoue, et tout le monde paie les pots cassés.

 

  Serait-ce là, finalement, le but de la démocratie, non pas l'égalité parfaite entre les classes, mais leur fonctionnement intelligent malgré leurs différences ? Mais cela, finalement, est une autre histoire.


 

http://www.cf-network.com/cfan/IMG/jpg/Pikmin_04.jpg

Par GouxMathieu - Publié dans : Jeux vidéo et cigarettes
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 23:03

http://circeo59.files.wordpress.com/2009/08/guy-debord.jpg  J'ai dans l'intime conviction qu'il est toujours possible de réduire, et pour ainsi dire de résoudre, l'énigme que serait la Littérature à une seule et unique conception, décrite avec génie par ailleurs dans 1984 : "Les meilleurs livres sont ceux qui vous apprennent ce que vous savez déjà" (The best books... are those that tell you what you know already). Et je ne peux m'empêcher, en relisant pour la deuxième ou troisième fois La société du Spectacle, qu'Orwell avait décidément raison.

 

 

  Il est difficile de résumer à proprement parler cet essai politique, qui se rapproche en réalité davantage du tract ou, du moins, d'un tractatus pour faire écho à l'œuvre bien connu d'un Wittgenstein, qu'à une démonstration philosophique particulière ; c'est-à-dire que non seulement l'auteur ne cherche pas à expliquer ou à démontrer, mais il assène et affirme, et parfois dans un style relativement dense dans lequel on peut aisément se perdre ; cependant, parce qu'il ne fait que mettre des mots sur des choses que l'on sait ou que l'on pressent, on ne se sent jamais réellement perdu et on se laisse bercer sous les airs de cet orateur formidable que l'on imagine bien professeur acariâtre et barbe grissonante dans un amphithéâtre vomissant de potaches.

  Pour parler sobrement, La société du spectacle peut être ramené à une critique acerbe du système capitaliste, notamment en reprenant à son compte la notion de "fétichisme de la marchandise" élaborée par Marx dans Le Capital mais en l'élargissant à la société de consommation dans sa totalité et, surtout, en considérant que tout ce qui se joue dans notre monde moderne n'est qu'un vaste "spectacle", soit une représentation fictionnelle nous éloignant de la réalité. Au travers de plusieurs chapitres où l'auteur élabore sa théorie et l'étend à l'URSS, à notre conception de l'histoire et du temps ou, encore, à la construction du territoire, l'on finit par comprendre et, malheureusement, à trouver des exemples contemporains.

 

  Bien qu'écrit avant les événements, ce livre garde un clairvoyance improbable sur ce qui se trame de nos jours : et, en creux, c'est le spectacle de la télé-réalité ou des effets de mode, de ce qui se passe dans le monde de l'informatique ou des médias qui se retrouve analysé, décortiqué, mis à nu. Le tournis s'empare brutalement de nous. Allant à l'encontre des thèses optimistes de Marx et les théories sur la "fin de l'histoire", Debord, au contraire, nous présente un monde de spectacle qui ne peut plus être renversé par la lutte des idéologies, mais bien par sa théorie et, surtout, par ses actions. Sans réellement être un appel à la révolution ou à la lutte armée, Debord constate la façon dont la société de spectacle et le consumérisme - pour parler rapidement - parvient à récupérer toute tentative de se rebeller contre elle : orchestration de fausses révolutions, chantres de l'irrévérence devenant vedettes, anarchistes devenant êtres respectables... Sa puissance semble sans limite mais, et c'est là que l'espoir survient malgré tout, n'a d'autres fins qu'elle-même : la société de spectacle est en elle-même un spectacle conscient d'elle-même, et plus personne n'est dupe de ce jeu.


 

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  Brutalement, les bourgeois s'aperçoivent qu'ils ont autant besoin du peuple que le peuple a besoin d'eux.

 

  Ce renversement, du reste, n'épargne pas même l'écriture de Debord qui se livre ici à sa propre auto-critique et comprend les limites de sa pensée et de ses méthodes : et autant arrive-t-il à voir les limites de Marx ou d'Hegel, autant est-il cruellement conscient des siennes. 

 

  Mais je n'ai pas pu, également, m'empêcher de penser que l'objet même du livre se renverse sur lui-même : et il me semble, comme je l'ai annoncé plus haut, que seuls ceux qui portent déjà en eux les germes de ces réflexions pourront le comprendre et l'apprécier. En cela, il les aidera à nommer les événements, et à poursuivre leurs réflexions plus en amont ; mais celui, ou celle, qui jamais ne se sera posé ces questions et qui, depuis toujours, a fait partie de cette "société du spectacle" en tant qu'acteur et spectateur, uni bien qu'isolé et isolé bien qu'uni, n'ira jamais vers cette lecture ou, s'il se surprend à lire, repoussera l'ouvrage, considérant que ce ne sont là que des divagations stupides.

 

  L'éducation, il me semble que c'est dévéloppé dans cet ouvrage, est pourtant le salut que tout un chacun peut espérer. Aussi, et peut-être, pour préparer cette lecture riche mais épuisante, ne vous recommanderais-je que de visionner ce petit film que je mets en bas d'article : et s'il vous a intrigué, revenez vers Guy Debord.

  Je ne sais si tout ceci vous rendra meilleur, mais cela aura sans doute contribué à vous rendre plus sceptique : et de là, rien ne vous sera plus jamais obscur. 

 

 

Par GouxMathieu - Publié dans : Littérature et café chaud
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