Les Ignorants (2011, É. Davodeau)
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J'ai parlé de l'auteur il y a quelques années et, si ce n'est cette série-ci et ce texte-là, je n'ai, je crois, rien lu de plus de lui. Pourtant, le souvenir de l'histoire reste avec moi, bizarrement, alors qu'à sa première lecture, rien ne m'avait particulièrement épaté. Il y a des choses, comme ça.
Les Ignorants se proposent, comme Lulu femme nue, d'être au plus proche, dans la plus proximale intimité, de deux personnages, chacun versé dans son art (la bande dessinée pour l'auteur, se mettant en scène, la viticulture pour Richard Leroy) mais ignorant dans l'autre. On voit alors un parcours croisé, comme cela se fait depuis déjà : Richard lira les œuvres d'Étienne, le regardera écrire et dessiner, se rendra dans les festivals ; Étienne se lèvera aux aurores pour se casser le dos dans les vignes, goûtera les millésimes, verra les pressoirs.
Le style est efficace, l'histoire est fluide : il n'y aura pas là de fulgurances alexandrines ou de mises en scène culottées, un travail sur la couleur qui remplacerait la narration ou le texte. Mais la chose se parcourt tranquillement, on découvre des choses intéressantes (et d'autres douteuses, comme la biodynamie, mais je ne me lancerai pas là-dedans), on prend plaisir à apprendre.
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Mais, pour simple et tranquille l'histoire semble-t-elle être, il y a comme une puissance légère, une édacité qui travaille l'âme et la tête. On assène les leçons comme n'y paraissant pas, sur le ton de la conversation et du dialogue, dans un idéal dialectique qui, à défaut d'être original, est d'une efficacité redoutable. Mettre également l'accent non sur les sachants, mais bien sur les ignorants a sa vertu, de nous inclure dans la leçon plutôt que de nous mettre de côté.
Ça ne semble pas grand chose et, sans doute, au regard de ce que la bande dessinée peut et sait faire, on pourra être déçu. Mais je crois aux qualités de la simplicité, qui n'est pas pour moi un vilain mot. Il faut s'en méfier, comme pour tout, et surtout quand elle remplace la nuance : mais quand elle cohabite avec elle sans l'obscurcir, je la préfère aux circonlocutions.
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Wyrd Sisters (1988, Terry Pratchett)
Inscryption (2021, Daniel Mullins Games)
Orgazmo (1997, Trey Parker)
Fluide Glacial (1975 - en cours, AUDIE)
A Few of my favorite things (5)
Jacquou le Croquant (1899, Eugène Le Roy)
Donkey Kong Country 3: Dixie Kong's Double Trouble! (1996, RareWare)
Les Guignols de l'Info (1988-2018, Alain De Greef & Alain Duverne, auteurs divers)
Kador (1978-1982, Binet)
Little Shop of Horrors (1982, H. Ashman & A. Menken)
Le Petit Chose (1868, Alphonse Daudet)
The Legend of Zelda: Link's Awakening (1993, Nintendo)
Columbo (1968-2003, Richard Levinson & William Link)
Cédric (1986 - en cours, Cauvin & Laudec)
Des nouvelles (février 2026)
Renaud cante el' Nord (1993, Renaud)
The Bizarre World of Fake Video Games (2025, Super Eyepatch Wolf)
Hades II (2025, Supergiant Games)
Evil Dead 2: Dead by Dawn (1987, Sam Raimi)
Walking Dead (2005-2020, Robert Kirkman et al.)
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