Otamatone (2009, Maywa Denki)
Il y a une beauté dans le burlesque, le grotesque, le décalé et le décalage, ce qui n'est pas tout à fait là, mais qui est sérieux pourtant dans son humour. C'est le baroque ; c'est le lutin ; c'est, en musique et pour moi, l'Otamatone, que j'aime absolument.
Je ne sais pas jouer d'instrument de musique, c'est là l'un de mes regrets et j'espère avoir, un jour, l'énergie, le temps et le plaisir d'y remédier. Je siffle beaucoup, je chantonne parfois, je bats la cadence de mes pas ; mais qu'on me donne une corde ou une touche d'ivoire, qu'on me donne de quoi souffler, et tout s'écroule sous mes doigts gourds. C'est ainsi.
L'Otamatone, pourtant, avec son visage bizarrement mignon de têtard adulescent, sa forme générale de croche et ses couleurs vives, a été pour moi le premier instrument qui me fascina réellement par sa facture et son air. Il y avait quelque chose d'invitant, il me fallait le toucher et l'essayer, même si je ne produisais que des fausses notes.
/image%2F0560266%2F20231008%2Fob_cc5fb2_maxresdefault.jpg%26f%3D1%26nofb%3D1%26ipt%3D9b1e9512491605f731d6119eac3f2e5c01b43dfbc2ccd5165de902d63eb9dd16%26ipo%3Dimages)
Lorsque j'entendis, cependant, les premières notes offertes par l'appareil, je fus immédiatement conquis. Les encyclopédies, pudiques, rapprochent le son qui d'un Thérémine, qui d'un Jinghu. Que voilà de distingués universitarismes, qui dissimulent la nue vérité : le son que produit l'Otamatone est un "wah wah" digne d'un canard enrhumé ou d'une grenouille tarte, et cela me fait mourir de rire quelle que soit l'octave produite.
L'instrument a son petit club de fanatiques, il y a des artistes qui se sont spécialisé.es dans les reprises d'airs connus, ritournelles populaires ou grands airs d'opéra : l'effet m'est aussi plaisant que celui que produit Max Raabe avec sa voix et son Big Band, ou encore Frank Zappa ou Captain Beefheart qui, je me plais à le croire, auraient adoré la chose.
/image%2F0560266%2F20231008%2Fob_cd93d4_mejor-venta-lindo-divertido-otamatone.jpg%26f%3D1%26nofb%3D1%26ipt%3D79a0ee229e86aa184f5c1b4651d1a5e0376ea4ab20b376e74b3a03adb1d8f9a7%26ipo%3Dimages)
Mon épouse, musicienne avertie, m'en a récemment offert un, elle connaît mon goût pour l'étrange et le mignard. Il a la forme de Kirby, rosâtre et innocent, et ça ne pouvait pas être mieux. Je l'ai manipulé et je me suis esclaffé : mais maintenant, il me faut apprendre, et je n'ai pas encore appris.
J'avance doucement, je pianote un peu, je sais vibrer, c'est déjà ça ; je cherche à présent un moyen aisé de comprendre où se situent les dos et les las, comment lire ces hiéroglyphes que l'on trouve sur les partitions. J'y arriverai peut-être, j'y arriverai un jour : je serai drôle musicalement, à défaut de l'être ailleurs.
/image%2F0560266%2F20170303%2Fob_05875d_mystical-monks.png)

/image%2F0560266%2F20201028%2Fob_2a1481_ludo1.png)
/image%2F0560266%2F20201028%2Fob_221435_qdl.png)
Wyrd Sisters (1988, Terry Pratchett)
Inscryption (2021, Daniel Mullins Games)
Orgazmo (1997, Trey Parker)
Fluide Glacial (1975 - en cours, AUDIE)
A Few of my favorite things (5)
Jacquou le Croquant (1899, Eugène Le Roy)
Donkey Kong Country 3: Dixie Kong's Double Trouble! (1996, RareWare)
Les Guignols de l'Info (1988-2018, Alain De Greef & Alain Duverne, auteurs divers)
Kador (1978-1982, Binet)
Little Shop of Horrors (1982, H. Ashman & A. Menken)
Le Petit Chose (1868, Alphonse Daudet)
The Legend of Zelda: Link's Awakening (1993, Nintendo)
Columbo (1968-2003, Richard Levinson & William Link)
Cédric (1986 - en cours, Cauvin & Laudec)
Des nouvelles (février 2026)
Renaud cante el' Nord (1993, Renaud)
The Bizarre World of Fake Video Games (2025, Super Eyepatch Wolf)
Hades II (2025, Supergiant Games)
Evil Dead 2: Dead by Dawn (1987, Sam Raimi)
Walking Dead (2005-2020, Robert Kirkman et al.)
Commenter cet article