Predator (1987, John McTiernan)
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En termes de cinéma, j'ai été élevé tant aux comédies françaises qu'aux films d'action américains. Si ma culture cinématographique s'est depuis étendue, je n'ai jamais renié ces premières amours, et je leur trouve toujours quelque chose, davantage souvent qu'alors.
Predator fait partie des films d'action, je pense, les plus connus du genre, et on en a dit énormément : je ne crois pas, alors, pouvoir rajouter quoi que ce soit, si ce n'est la façon dont cette aventure a su impressionner le jeune homme que j'étais. Je connaissais alors bien Arnold Schwarzenegger, il était peut-être de la triade des héros musclés du temps (avec Willis et Stallone) mon préféré. Son humour, peut-être, son impressionnant physique : Terminator ou Last Action Hero faisaient partie de mes films favoris, et j'y revenais beaucoup.
Alors, lorsque je vis Predator la première fois, je m'attendais à retrouver plus ou moins la même chose, mais la sensation finale était définitivement différente. Certes, le "héros" gagnait, il parvenait même à sauver la vie de la jeune femme qu'il trouva sur le chemin ; certes, la menace était éliminée ; mais c'était davantage une victoire à la Pyrrhus, et une déconstruction, bizarre, de tout ce que ce type de cinéma m'avait dit jusqu'alors.
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Alors certes, le dernier acte, avec un mercenaire abandonnant tout son attirail de guerre moderne pour revenir, Rahan d'Amérique du Sud, aux arcs, aux poignards et aux peintures de guerre, était comme un plaidoyer pour une virilité renouvelée, loin des artefacts de la société de consommation. Alors certes, on pourrait presque lire là un pardon mou de l'impérialisme, puisque c'est en écoutant les légendes indigènes que la menace sera comprise alors que les superpuissances, par miliciens interposés, se font des guerres imbéciles. Bien sûr.
Mais il y a tout de même, ici, un dépouillement régulier de la figure du combattant, qui finira crevé et sans jamais retrouver le sommeil. En comparant le film avec le Aliens de Cameron, sorti l'année précédente, tout cela semble fort symétrique : la reconquête d'un côté, la défaite de l'autre. On n'oubliera pas que le "predator" ne concède pas la victoire, il s'exécute finalement ; il n'y aura pas de catharsis.
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C'est toujours un plaisir, quand je fais découvrir le film à des proches, d'observer leur réaction lorsque, tout à coup, le propos bascule. Le début est d'un classicisme extraordinaire, à présent je vois mieux la parodie ou la distance, mais il peut faire illusion : on a connu pire, et honnête encore. Et puis, après l'attaque du camp, la première mort, hors caméra, aussi brutale qu'incompréhensible ; les suivantes, tout aussi bizarres ; tout à coup, c'est un duel.
J'aime assez les œuvres qui se risquent à ce retournement, Psychose évidemment est un autre exemple fameux. La chose est dangereuse, on s'en doute : il ne faudrait pas que l'on préfère le début plutôt que la fin, et que l'on ressorte déçu. Predator, je pense, réussit parfaitement et gère intelligemment son rythme. Je le revois encore avec plaisir, les mauvaises langues diront que c'est le meilleur de sa série. Je ne suis pas tout à fait d'accord, mais j'y reviendrai un jour.
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Wyrd Sisters (1988, Terry Pratchett)
Inscryption (2021, Daniel Mullins Games)
Orgazmo (1997, Trey Parker)
Fluide Glacial (1975 - en cours, AUDIE)
A Few of my favorite things (5)
Jacquou le Croquant (1899, Eugène Le Roy)
Donkey Kong Country 3: Dixie Kong's Double Trouble! (1996, RareWare)
Les Guignols de l'Info (1988-2018, Alain De Greef & Alain Duverne, auteurs divers)
Kador (1978-1982, Binet)
Little Shop of Horrors (1982, H. Ashman & A. Menken)
Le Petit Chose (1868, Alphonse Daudet)
The Legend of Zelda: Link's Awakening (1993, Nintendo)
Columbo (1968-2003, Richard Levinson & William Link)
Cédric (1986 - en cours, Cauvin & Laudec)
Des nouvelles (février 2026)
Renaud cante el' Nord (1993, Renaud)
The Bizarre World of Fake Video Games (2025, Super Eyepatch Wolf)
Hades II (2025, Supergiant Games)
Evil Dead 2: Dead by Dawn (1987, Sam Raimi)
Walking Dead (2005-2020, Robert Kirkman et al.)
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