Le Chœur des Sardinières (2025, Touitou & Lewko)
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J'avais entendu, un jour, que la gauche ne savait pas, au contraire de la droite, célébrer ses victoires. Je ne sais pas si cette remarque est fondée ; mais il est certain qu'on gagne à rappeler certains hauts-faits de la lutte ouvrière et populaire.
Je n'avais jamais entendu parler de la "Grève des Sardinières" de Douarmenez avant de lire cette bande dessinée. Je vois ailleurs qu'il s'agit d'un jalon crucial des mouvements sociaux français d'une part, des mouvements féministes de l'autre. Alors, sans doute n'ai-je pas lu suffisamment de choses, et l'information n'était pas arrivée jusqu'à moi : je rattrape alors mon retard.
Il y a quelque chose d'étrange aujourd'hui, je trouve, à lire des histoires qui ont à présent un siècle. C'est qu'on a à présent des photographies ; des enregistrements audios ou vidéos voire ; des témoignages de première main. Malgré le grain et le noir et blanc, la distance est comme toute différente : on est plus proche qu'avant.
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Pour être sincère cependant, n'eût été ce discours politique, ce bout d'histoire qu'on nous offre, je ne sais pas si la bande dessinée seule m'aurait plu, car ce n'est pas par ces qualités graphiques qu'elle brille. Le plus raté, hélas, c'est encore les personnages : non leur caractère, mais leur graphisme. Toutes les femmes se ressemblent, je veux dire, dans leurs traits : il est difficile de s'y retrouver, et de suivre leur parcours individuel. C'est perturbant ; et jusqu'au bout, on ne s'y fait pas.
Il y a quelque chose de la BD "à l'ancienne" là-dedans, dans la composition, dans les couleurs délavées, dans les mouvements ou les visages empruntés. L'ensemble aurait sans doute gagné à embrasser davantage la modernité ; il faudra cependant s'en contenter.
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Ce qu'on ne peut enlever cependant, c'est le cœur et l'âme de l'histoire, la dureté des luttes, l'intemporel des slogans, des corps et des désirs. Très facilement transpose-t-on cette histoire aujourd'hui, et plutôt que d'être rassurante, la perspective est au contraire particulièrement sombre. Des cent ans après, on se bat encore pour le même respect et la même dignité, les ennemis ont le même visage, leurs méthodes sont toujours identiques. Germinal n'est jamais loin.
Il y a eu des victoires pourtant, malgré la mort et les détresses. Il y a eu des succès inespérés, signe que les choses avancent et peuvent aller dans notre sens, du moins, qu'on peut relever la tête. On peut croire que tout cela importe finalement, qu'on avait nos raisons et qu'on les a toujours. C'est ça, peut-être : certes, ne pas oublier d'où l'on vient, mais savoir où l'on veut aller.
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Wyrd Sisters (1988, Terry Pratchett)
Inscryption (2021, Daniel Mullins Games)
Orgazmo (1997, Trey Parker)
Fluide Glacial (1975 - en cours, AUDIE)
A Few of my favorite things (5)
Jacquou le Croquant (1899, Eugène Le Roy)
Donkey Kong Country 3: Dixie Kong's Double Trouble! (1996, RareWare)
Les Guignols de l'Info (1988-2018, Alain De Greef & Alain Duverne, auteurs divers)
Kador (1978-1982, Binet)
Little Shop of Horrors (1982, H. Ashman & A. Menken)
Le Petit Chose (1868, Alphonse Daudet)
The Legend of Zelda: Link's Awakening (1993, Nintendo)
Columbo (1968-2003, Richard Levinson & William Link)
Cédric (1986 - en cours, Cauvin & Laudec)
Des nouvelles (février 2026)
Renaud cante el' Nord (1993, Renaud)
The Bizarre World of Fake Video Games (2025, Super Eyepatch Wolf)
Hades II (2025, Supergiant Games)
Evil Dead 2: Dead by Dawn (1987, Sam Raimi)
Walking Dead (2005-2020, Robert Kirkman et al.)
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