La Promesse de l'aube (1960, Romain Gary)
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J'ai souvent une relation synesthésique avec la littérature ; du moins, je me souviens généralement du moment, et du lieu, où je découvris telle ou telle œuvre, et des sensations vécues. Pendant longtemps bien sûr, c'était à l'école ou sur les bancs de l'université ; à présent, je me construis mes propres moments.
C'est ainsi que je lus La Promesse de l'aube en lune de miel, sur les plages de Courseulles ; et il y avait comme une grande et belle communion entre moi, le texte et son auteur. Mon parcours était bien différent cependant, et nos figures maternelles n'étaient pas strictement identiques même si je revoyais, ci et là, des traits ; mais il y avait comme un assemblage, comme si nos cœurs, j'utilise souvent l'image, battaient au même rythme.
C'était aussi mon premier roman de l'auteur, bizarrement. J'ai toujours dans ma bibliothèque Les Racines du ciel et La Vie devant soi, mais ils n'ont jamais été ouverts. Sinon, j'avais pondéré dans un article de sémantique cette analyse, de savoir si Romain Gary était Émile Ajar veut dire strictement la même chose qu'Émile Ajar était Romain Gary : on a les distractions que l'on mérite.
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Sur la plage donc, je lisais cet amour terrible et magnifique tout à la fois, d'une femme pour son fils ; de ses privations et de ses exhortations, et de la nécessité d'être à la hauteur de tout ce qu'elle offre et de tout ce qu'elle n'offre pas, de ce qu'elle sacrifie. Je lisais cette vie hors du commun, faite de littérature, de guerre et de paix, de victoires et de combats farouches, de jeux d'enfants. Je retrouvais un peu de Dostoïevski, un peu de Balzac, un peu de Hugo ; c'était un style précis et méthodique, absolument inspirant.
Bien évidemment, je ne pouvais faire autrement que de penser à ma propre relation maternelle, tumultueuse depuis plusieurs mois pour des raisons diverses. Ma mère n'a pas été aussi explicite dans ses encouragements, mais j'ai toujours senti qu'elle me donnait, pourtant, de grandes espérances, sans trop le dire ni le vouloir. Je pense qu'elle est fière de moi : bizarrement, je m'en moque totalement. Ce n'est pas ce que j'attendais. C'est une chose curieuse que d'être un enfant, sans doute aussi curieuse que d'être un parent.
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Wyrd Sisters (1988, Terry Pratchett)
Inscryption (2021, Daniel Mullins Games)
Orgazmo (1997, Trey Parker)
Fluide Glacial (1975 - en cours, AUDIE)
A Few of my favorite things (5)
Jacquou le Croquant (1899, Eugène Le Roy)
Donkey Kong Country 3: Dixie Kong's Double Trouble! (1996, RareWare)
Les Guignols de l'Info (1988-2018, Alain De Greef & Alain Duverne, auteurs divers)
Kador (1978-1982, Binet)
Little Shop of Horrors (1982, H. Ashman & A. Menken)
Le Petit Chose (1868, Alphonse Daudet)
The Legend of Zelda: Link's Awakening (1993, Nintendo)
Columbo (1968-2003, Richard Levinson & William Link)
Cédric (1986 - en cours, Cauvin & Laudec)
Des nouvelles (février 2026)
Renaud cante el' Nord (1993, Renaud)
The Bizarre World of Fake Video Games (2025, Super Eyepatch Wolf)
Hades II (2025, Supergiant Games)
Evil Dead 2: Dead by Dawn (1987, Sam Raimi)
Walking Dead (2005-2020, Robert Kirkman et al.)
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