Mega Man 2 (1988, Capcom)

Publié le par MathieuGoux

   Les Mega Man font partie des jeux que je connais depuis mon enfance ; on en parlait assez dans les magazines, ils avaient une sacrée réputation, mais gamin, je n'en avais pas. Je les ai donc découverts plus tard, avec la nostalgie qui les accompagne.

 

 

   On parlait assez de Mega Man comme on parlait de Castlevania à l'époque : comme d'une série de plates-formes / action aux très nombreuses qualités, graphiques et sonores notamment, de jeu ensuite, mais à la difficulté particulièrement relevée. Comme j'avais déjà du mal, petit, à finir un Mario ou un Donkey Kong Country, je ne voulais pas m'y risquer ; à raison, je crois.

   J'y suis alors venu, méthodiquement, à l'âge adulte, comme j'ai repris mes classiques littéraires ou cinématographiques. L'émulation m'offrait un grand confort, et notamment des moyens d'avoir des vies et de l'énergie à foison ; je les finissais comme ça, je les connaissais, et c'était tout.

   Et puis, et puis, j'y suis revenu. On en parlait un peu plus. Je les comprenais davantage. Mega Man 2 notamment, me semblait se démarquer et en y repensant, effectivement. Sa musique, surtout, reprise, remixée, citée, faisait mouche. Des pièges et des stages, des dragons verdâtres, des lasers qui déchiraient l'écran, des poissons géants que je voyais ci et là. Je connaissais le jeu ; je l'avais déjà oublié. Alors, habité d'une récente nostalgie, j'y revenais et essayais de m'y tenir.

   De loin, maintenant que j'ai bien fait tous les épisodes, ou presque, de la série "classic", force est d'avouer que ce deuxième est sans doute le meilleur. Le premier est un brouillon, sympathique mais limité ; les troisième et quatrième ajoutent bien des choses, mais leur difficulté est souvent cruelle ; les cinquième et sixième sont, au contraire, trop simples pour plaire. Le second épisode, là, trouve cet équilibre rare, origine sans doute de sa popularité.

   J'y reviens finalement davantage que pour les autres épisodes, de la même façon que je le fais pour Mega Man X, qui est pour moi aussi un chef d'œuvre d'équilibre. Oh, je mentirais si je n'utilisais pas encore les conforts modernes de l'émulation, les sauvegardes d'état notamment ; il y a des boss de la forteresse, notamment dans la section rosâtre, qui sont débiles de difficulté et qui mériteraient sans doute une amélioration, même légère, de sa progression ; mais sur le reste, je n'ai rien à redire.

   Mega Man 2 est aujourd'hui encore considéré non seulement comme l'un des meilleurs jeux de sa période ou de sa série, mais dans l'absolu également, et je donne volontiers raison aux critiques. Ce n'est sans doute pas celui que je conseillerais aux novices, le cinquième, malgré sa faiblesse, donne une meilleure idée des principes de la saga ; mais il n'est pas loin derrière. Si vous ne le connaissez pas, allez-y : il y a des choses, comme ça, qui ne vieillissent pas, ou peu.

 

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